dimanche 19 juin 2016

Beit el Bennani

Prise par Bhk.Photography
Beit el Bennani























Contrairement aux autres, les parents de M. Mohamed Bennani, chercheur et ancien représentant de la Ligue Arabe à Bruxelles, ont pensé à garder un héritage unique pour leur enfant " Beit el Bennani ".
Peu connue par certaines personnes, Beit El Bennani est une vieille maison datant du 19e siècle qui abrite plus de 25 000 livres et œuvres historiques ainsi qu'une collection unique de photographies qui sont mis par ses propriétaires gratuitement à la disposition de toute personne désirant découvrir l'histoire de la belle Tunisie. 
Au cœur de la médina de Tunis, les portes de cette jolie maison sont toujours ouvertes durant toute la semaine aux étudiants, professeurs, chercheurs, etc qui veulent faire des recherches ou passer un bon moment entourés de livres et de rats de bibliothèques. Restant fidèle à l'ancienne tradition de la famille Bennani, M.Mohamed organise tous les mercredis une table ouverte aux gens. Un délicieux couscous avec des légumes frais de la saison préparé soigneusement par les mains des généreux propriétaires de la maison et du bon thé sont offerts à tout le monde. Se plongeant dans les armes de l'une des plus jolies bibliothèques privées à Tunis, les visiteurs de Beit el Bennani se font plaisir en feuilletant les pages jaunes de vieux livres. 


Portant toujours ses petites lunettes, ce grand bibliophile passe presque toute la journée à dévorer ses chers livres avec une grande passion ou à restaurer les vieux bouquins. 








Encourageant les personnes à lire, M. Mohamed Bennani a accueilli le club de lecture " Medina Book Club " à sa maison. Comme leur jolie habitude mensuelle, les membres du club discutaient leurs lectures du mois et lisaient leurs textes dans ce joli espace en savourant la magnifique odeur des vieux livres. A la fin de la rencontre, ils revenaient chez eux hyper heureux grâce aux bouquins offerts par le généreux propriétaire de Beit el Bennani.



Ce ramadan, sous le thème thème "La main à la pâte", Beit el Bennani et le Collectif ' Cet été, je m'habille tunisien' vous invitent à une soirée ramadanesque spéciale qui aura lieu le 21 Juin à la maison de M. Mohamed Bennani à partir de 21h.
Beit el Bennani organise également pour la dixième fois un concours de photos sous le thème " Les vieux métiers " en partenariat avec Cérès éditions et Cafés Ben Yedder. Pour ceux qui désirent y participer, veuillez envoyez au maximum trois photos à l'adresse email suivante: beitelbennani@yahoo.fr. Le concours n'est pas seulement ouverts aux photographes professionnels mais aussi aux jeunes amateurs. Pour plus de détails, vous pouvez visiter le lien de l’événement https://www.facebook.com/events/501102173422585/

11 bis Boulevard Bab Mnara, Tunis 

Par Leila Bezzine.

vendredi 17 juin 2016

Notre Dame Des Mots _ سيدة الكلمات









Passionnées par la littérature et l’art, les deux jeunes écrivaines Sabrine Ghannoudi et Amal Oueslati ont créé l'événement “ Notre Dame de Mots “ en Mai 2015. C'est une manifestation littéraire et artistique qui donne l’opportunité aux femmes écrivaines de lire leurs textes qu’ils soient en arabe, français, anglais ou même en dialecte tunisien. Chaque mois sur la scène du café culturel Liber’thé au centre ville de Tunis, une trentaine de femmes se réunissent non seulement pour le partage de leurs plumes mais aussi pour le partage de leurs valeurs, leurs rêves et leurs envies. Prenant le train de mots, ces dames récitent leurs textes en toute liberté et voyagent à un monde de fantasmes et d’imagination.

La Dame de mots, Sabrine permet aussi à ces jeunes écrivaines en herbe de s’inscrire dans un atelier d’écriture animé, chaque samedi , par le slameur tuniso-marocain Anis Zgarni et la journaliste Rahma Beldi. De grands écrivains et poètes tunisiens soutiennent aussi cette belle initiative comme Moncef Mezghani et Mohamed Khaldi. Cet événement encourage aussi ces femmes pour se débarrasser de leur peur et prendre la parole sur scène en impressionnant le public par la beauté de leurs mots et la richesse des thèmes abordés. Dans ces rencontres mensuelles, aucune personne ne porte un jugement sur l’autre, seule la passion de l’écriture qui réunit ces jolies Dames de mots. Le 21 Mai, sur la scène du café Liber’thé, s’est tenue la 10 ème édition de cette manifestation mélangée par les belles paroles des Dames de Mots et les voix sublimes des jeunes chanteuses Selma Zgolli et Hajer Saada.
Prise par Mohamed Ali Jendoubi
Prise par Mohamed Ali Jendoubi


Prise par Mohamed Ali Jendoubi



La Révolution de jeunes plumes tunisiennes


Sidi Bouzid n'est pas seulement l'origine de la Révolution de jasmin mais aussi l'origine des belles jeunes plumes tunisiennes d'où il y est né l'écrivain Mohamed Khlifi. Dès son jeune âge, ce talentueux s’est orienté vers le monde des mots et des livres. Profondément inspiré par les grands écrivains Jabra Ibrahim Jabra, Abdelrahmen Mounif et Ghada Essamen, il a commencé à tenir son stylo et vomir tout ce qu'il sentait et cachait dans les profondeurs de son âme et depuis ce moment il est en devenu accro. Ce jeune écrivain n'a pas limité son grand potentiel dans ses études en tant que chercheur en Droit comparé mais il a publié des articles dans de nombreux journaux tunisiens renommés, citons l'exemple du " Contre le pouvoir" de Taoufik Ben Brik, " Alger Info" et "Alhiwar Al Moutamaden". Quand il était petit, Mohamed cachait toujours tout ce qu'il écrivait sous son oreiller ou entre les livres dans sa grande chère bibliothèque mais avec l'émergence des technologies numériques, il créait son propre monde virtuel et y partageait ses textes. Depuis 2013, l'ingénieux écrivain Mohamed faisait naître Walid, un jeune tunisien et le faisait vivre dans son premier né littéraire. Son histoire tourne autour de l'enfui de l'être humain d' son nom " Harab " / " Enfui ". En lisant ce roman, quelques lecteurs vont certainement s’identifier au personnage de Walid qui peut en quelque sorte les représenter. Dans " Harab ", Mohamed s'interroge sur tous les sujets qui touchent la jeunesse tunisienne: l'amour, l'amitié, la révolution, etc et y dédie une grande partie pour parler de Sidi Bouzid il passait toute son enfance. Grâce à ce magnifique roman, l'écrivain Mohamed Khlifi et quatre autres jeunes artistes, dans les domaines des arts plastiques et des arts visuels et du spectacle vivant, ont pu décrocher le Prix Olfa Rambourg pour l'art et la culture dans sa première édition. En signe d’encouragement pour les jeunes écrivains comme lui, Mohamed va créer une maison d'édition numérique pour permettre à leurs écrits cachés de voir le jour.
Par Leila Bezzine

lundi 13 juin 2016

NIRAN: QUAND UNE FEMME DÉCIDE D’EXPRIMER SA RÉBELLION À TRAVERS SON STYLO

Amoureuse du stylo, Rihab Trabelsi en fait son plus proche ami, qu’elle ne quittera plus. Dès son jeune âge, Rihab , plus connue sous le nom de Niran, s’intéresse à l’écriture. A l’école, elle a participé à un événement lors duquel, une grande poétesse la surnomme “ Niran “ (Feux). Le trouvant plus adepte à sa personnalité, elle en fait son nouveau nom. Vivant dans une société conservatrice, cette jeune femme essaye de défendre ses droits en exprimant sa rébellion à travers ses textes, décrits comme « osés et provoquants » par certaines personnes.. Avec sa sœur Dhouha, elle, aussi, poétesse, Niran crée Fantazia, une manifestation artistique et littéraire. A travers cet événement, elles encouragent d’autres écrivains à partager leur passion pour l’écriture, en lisant leurs textes en public, qu’ils soient en arabe, en français ou même en dialecte tunisien. En signe d’encouragement, les deux sœurs offrent aux participants des livres ainsi que d’autres cadeaux. Niran et Dhouha ont après eu l’idée de décentraliser l’événement. Depuis, Fantazia Sousse a vu le jour, dans un café culturel et a fait un succès énorme. Pour ces deux jeunes femmes, l’art et l’écriture sont pour tous. Acharnées, elles luttent sans cesse pour encourager des jeunes écrivains, slameurs ou poètes, surtout venant de régions oubliées, de poursuivre leur chemin. Le 20 mars, au Café Big Boss Maknessi à Sidi Bouzid, s’est tenue la 7ième édition de Fantazia. 
Ci-dessous, un texte écrit par Niran parlant de notre Tunisie :
« لك العمر رحبا.. لتعلم ايّ النساء اكون.. وأي البلاد واي القصائد أي المعابد جسمي.. وأني الخلاء وأني العراء فلا الروح روحي ولا الإسم إسمي أنا الامكان.. وجور الدقائق كل الحرائق كانت بحلمي وكنت علمتُ ضمير الوجود فصار التتار يهابون رسمي.. انا تونس إنتفضت ذات يوم مثل الفجيعة أنفث سُمي صفعت الجراح فخرّت ذليلة تلملم بعض غلالات نوم أنا اليوم أصرخ أن لا انا إذا لم تكونوا أسودي وقومي.. »
Par Leila Bezzine
Photo prise par Said Fechtali

jeudi 9 juin 2016

Article sur Medina Book Club

Je remercie la journaliste Najette Kacem pour cet article. Elle a parlé presque de tous nos activités et évènements passés
 http://www.lapresse.tn/13012016/108988/au-nom-de-la-poesie.html


Coin de Culture le 16 Mars 2016

Commençant par la lecture du texte "Aaslema ya hmema" du fameux Majdon vous présente notre invitée Amal Amraoui, jeune actrice et journaliste. Elle fait partie aussi du mouvement féministe Chaml. Passionnée par l'écriture,elle essaye d'exprimer ses envies, ses vécus et ses valeurs. On a parlé du cinéma,théâtre,littérature et féminisme.
https://www.facebook.com/RadioTounsi/videos/1547003762264441/


Chaml : l'émergence d'une nouvelle approche sur la question des femmes, par Leila Bezzine .

Chaml ,un collectif de jeunes tunisiennes, rassemble des différentes femmes écrivaines , peintres , musiciennes…et même des femmes au foyer. C’est un espace d’échanges des idées et de partage des passions. Dans leurs rencontres enrichissantes , ces femmes partagent leurs écritures ,leurs projets et leurs problèmes. Elles abordent tant de sujets tels que la violence , l’art et la religion. Ces jeunes féministes osent parler de sujets qui sont encore tabous dans les pays arabo-musulmans ; la sexualité , les maladies touchant les femmes (le vaginisme…). Chaml a déjà organisé plusieurs évènements culturels et pour fêter la journée des droits des femmes,elles ont organisé le 8 Mars une rencontre littéraire où des jeunes poétesses avaient  l’occasion de réciter leurs poèmes consacrés aux droits des femmes sur la scène du café culturel Mokayshi. Chaque mois, l’équipe « EcriLecture » du Collectif Chaml choisit un thème et écrit des récits, poèmes, nouvelles en trois langues Pour le mois d'avril, ces jeunes femmes parlaient du corps, entre instrumentalisation, marginalisation, politisation, libération, soumission et sexualité… Le 24 Avril au Kino Club Amilcar, elles lisaient leurs textes au public. C’est un évènement mensuel public et gratuit qui leur permet de manifester leurs vécus, leurs idées et leurs valeurs par rapport à ce thème.